Masson-Angers

DESCRIPTION DU LIEU PATRIMONIAL

Construite en 1877, la gare ferroviaire du Canadien Pacifique à Masson est un bâtiment en bois situé au coeur de la petite communauté de Masson-Angers, dont l’économie est axée sur l’industrie des pâtes et papiers. Masson-Angers fait maintenant partie de la nouvelle ville de Gatineau. La reconnaissance officielle se limite au bâtiment.

VALEUR PATRIMONIALE

La gare ferroviaire du Canadien Pacifique à Masson est associée au premier chemin de fer provincial, à savoir le Chemin de fer de Québec, Montréal, Ottawa et Occidental (QMOO). L’arrivée du chemin de fer a mené à l’établissement de la communauté de Masson et la gare a joué un rôle important dans l’industrie locale des pâtes et papiers.

Cette gare en rez-de-chaussée est représentative de celles construites par le CFQMOO le long du Saint-Laurent et de la rivière des Outaouais, entre Québec et Hull. Ce bâtiment en bois aux proportions et aux détails vernaculaires a été érigé selon un plan simple.

L’implantation de la gare ainsi que son lien avec la voie ferrée sont demeurés inchangés. Le fait qu’elle se trouve au centre de Masson témoigne de son importance physique et économique pour la communauté.

Sources : Énoncé de la valeur patrimoniale, Gare du Canadien Pacifique, Masson (Buckingham-Jonction) (Québec), Mars 1994; Yves Laframboise et Louise Côté, Rapport sur les gares ferroviaires 181, Gare du Canadien Pacifique, Masson (Buckingham-Jonction), Québec, 1993.

ÉLÉMENTS CARACTÉRISTIQUES

Les éléments caractéristiques associés à la valeur patrimoniale de la gare ferroviaire du Canadien Pacifique à Masson sont :
– son plan vernaculaire simple, avec les caractéristiques typiques des gares du CFQMOO : un bâtiment en rez-de-chaussée, le toit à deux versants reposant sur des encorbellements, le toit à pignon à contre-pente du toit principal couvrant la baie du télégraphiste, le revêtement en bois et les grandes fenêtres à guillotine
– le toit à pignon à larmier profond et à forte pente qui protège la baie du télégraphiste surmontée d’un toit à contre-pente décoratif
– le plan rectangulaire allongé, coupé uniquement par la baie en saillie du télégraphiste
– le sémaphore intégré dans le toit à contre-pente
– la construction en bois et les détails extérieurs typiques des petites gares ferroviaires en bois : les clins horizontaux en bois, les bandes d’extrémité à la verticale et les encorbellements en bois d’une facture plus stylisée, plus délicate, qui mettent en valeur la verticalité du bâtiment
– le fenêtrage et les portes : de larges fenêtres à guillotine, six sur six, les portes en bois et les cadres sobres des portes et fenêtres
– ce qui subsiste des divisions intérieures d’origine respectant le plan de départ de la gare : une salle d’attente de part et d’autre du bureau central du télégraphiste dans la partie originale du bâtiment, la salle des envois par messagerie et l’entrepôt de la partie plus récente de la gare
– ce qui subsiste des accessoires et détails intérieurs d’origine : les lambris embouvetés, les boiseries des fenêtres et des portes, les moulures et les plinthes, les planchers de bois, les bancs en bois et les guichets.

Source : Lieux patrimoniaux du Canada

Photos : Sylvain St-Jean